Le marché de Saint-Hyacinthe, au coeur de la vie urbaine du 19e siècle |
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Nous sommes à
Saint-Hyacinthe dans la dernière moitié du 19e
siècle. Le marché et les rues qui l'encadrent bourdonnent
d'activités. Ville et campagne se rencontrent. Été comme
hiver, bouchers, maraîchers, marchands de grains, d'animaux, de miel,
de pâtisseries, de beurre et d'oeufs offrent leurs produits à
la population de la ville. Six jours par semaine, les gens sont nombreux
à se rendre au marché, seule source de produits frais.
Ouvrières, artisans, domestiques, hôtelliers, commis et
ménagères vont et viennent entre les étals et les voitures.
L'atmosphère est bruyante, les odeurs fortes. On s'interpelle, on
s'informe des dernières nouvelles. Au deuxième étage
du marché, on prépare les décors pour la pièce
de ce soir. Les gens entrent et sortent des boutiques et des bureaux entourant
la place. Le marché est un lieu de commerce, mais aussi un lieu
d'échange, de socialisation. Il est le coeur de la vie urbaine de
l'époque.
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Martine Boucher |
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