Le contexte historique |
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La seconde moitié du 19e siècle a vu s'accélérer le rythme des changements dans la société québécoise. Le développement du chemin de fer, l'implantation d'industries, l'essor du commerce, la croissance de la population, l'exode de la campagne vers la ville; toute cette mouvance transforme l'organisation même de la société et bien des aspects de la vie quotidienne. En effet, les ouvriers installés en ville depuis peu forment la nouvelle classe ouvrière et la bourgeoisie, qui contrôle les leviers économiques et politiques dans la province, est en pleine croissance. Les salaires très bas des ouvriers forcent bien des femmes et des enfants à rejoindre les rangs des travailleurs d'usine et leurs conditions de vie et de travail à tous sont difficiles. L'agriculture aussi change de visage pour s'adapter aux demandes grandissantes des villes. Rapidement, les Québécois passent du statut de petits producteurs à celui de consommateurs. Le rôle de l'État est encore limité, mais il impose peu à peu des règles de fonctionnement et voit à financer des services à la population de plus en plus nombreux. Saint-Hyacinthe s'est transformée au fil des bouleversements économiques et sociaux de la seconde moitié du 19e siècle. Avec la venue du chemin de fer en 1848 et le développement du réseau routier, Saint-Hyacinthe s'est imposée comme le lien entre le monde rural et le monde urbain dans la région. L'important marché public de la ville a contribué à son succès par son rôle vital dans la vie citadine et régionale de cette époque. En attirant les producteurs agricoles de la région pour y vendre leurs produits, le marché a aussi permis à la ville de développer sa vocation commerciale et de services en regroupant dans son environnement immédiat commerces, banques, hôtels et bureaux. |
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Martine Boucher |
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