ROMAN / YVES BEAUCHEMIN

Des étrangers dans la ville


Yves Beauchemin est sans aucun doute l’auteur le plus connu de la Montérégie. Jeune, il s’initie à la littérature en fréquentant les « classiques » avant de s’inscrire à l’Université de Montréal où il obtient une licence ès lettres. Pour Yves Beauchemin, la découverte de la ville, mais surtout son amour pour elle est déterminante . Dans son ouvrage intitulé Du sommet d’un arbre, il traite ainsi du sujet : « La ville, ce gros livre aux pages salies et déchirées, que je n’aurai jamais fini d’apprendre, toujours en train de se modifier, hideux et admirable, rempli de contradictions comme la vie elle-même…»

Depuis 1974, Yves Beauchemin écrit des romans à succès : L’Enfirouapé (1974), Le Matou (1981), Juliette Pomerleau (1988), Le Second violon (1996), Les Émois d’un marchand de café (2000). Il a écrit également des ouvrages de littérature jeunesse, Une histoire à faire japper (1991) un roman mettant en vedette un chien pas très commode, puis la série des Alfred (1992-1997), récits où deux amis vivent des aventures incroyables.


Depuis 1983, Yves Beauchemin vit à Longueuil dans une maison ancestrale qu’il a entièrement rénovée. Membre de l’Union des écrivains québécois (UNEQ) et de l’Association des Auteurs de la Montérégie (AAM), l’auteur fait aussi partie du regroupement pour les droits politiques du Québec. En septembre 1993, il fait son entrée à l’Académie des lettres du Québec.


L'oeuvre de Yves Beauchemin

En 1974, la publication du roman l’Enfirouapé, vaut à Yves Beauchemin le Prix France-Québec 1975. En 1981, Le Matou, vendu à plus d’un million d’exemplaires et traduit en dix-sept langues, reçoit le Grand Prix de la Ville de Montréal et le Grand Prix littéraire du Journal de Montréal. En 1982, la ville de Cannes, en France, lui décerne le Prix du livre de l’été. Il est aussi lauréat du prix du public au Salon du Livre de Montréal en 1985 et du Grand prix littéraire des lycéens d’Ile-de-France en 1992. Ce roman, porté à l’écran par le cinéaste Jean Beaudin en 1985, obtient plusieurs prix et nomination avant d’être adapté en télé-série pour la télévision. Le Matou demeure un roman initiatique et où il est question d’ethnicité : le héros, Florent, cherche à faire sa place dans le monde capitaliste, avec l’aide d’un étranger, un immigré du nom de Ratablavaski, installé à Montréal. Ce dernier est décrit comme un usurpateur, un diable.

En 1983, paraît un deuxième roman intitulé Juliette Pomerleau. Le livre est adapté à l’écran en 1999 par Claude Fournier, un scénariste de Saint-Paul d’Abbotsford. Juliette Pomerleau, belge immigrée à Montréal, qui fait des ménages pour gagner sa vie, cherche à sauver sa fille. Le livre est aussi un éloge de la musique, dont la présence est très importante dans le roman.

Yves Beauchemin aime décrire la vie des petites gens dans leur milieu. Il voyage et explore son environnement immédiat, la Montérégie, et y situe parfois ses intrigues.