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LIONEL GROULX
Le nationaliste
Lionel Groulx voit le jour le 13 janvier 1878. Son père, Léon
Groulx, meurt la même année, laissant veuve Philomène
Pilon, qui se remarie un an plus tard avec Guillaume Émond. La
famille habite une ferme du rang des Chenaux à Vaudreuil. De 1884
à 1890, le jeune Groulx fréquente l'école des Frères
Saint-Viateur, à Vaudreuil, avant d'entreprendre des études
classiques au séminaire de Sainte-Thérèse de Blainville.
En 1898, il reçoit la Médaille Chapleau décernée
à l'étudiant le plus méritant. De 1900 à 1903,
il étudie la théologie au Grand séminaire de Montréal
et est en même temps professeur au collège de Valleyfield.
Il est ordonné prêtre le 28 juin 1903. Professeur de belles-lettres et de rhétorique au collège de Valleyfield, il commence une carrière parallèle de conférencier et d'écrivain. Dès 1904, il signe plusieurs articles dans des revues telles que la Revue ecclésiastique, Le semeur ; il dirige la revue L'Action française de 1920 à 1928 et la Revue d'Histoire de l'Amérique française en juin 1947. De 1907 à 1909, il vit d'abord à Rome et y parfait des études en philosophie et en théologie à l'université de la Minerve, puis à l'université de Fribourg, où il fait des études en littérature. Pendant ces années passées à l'étranger et sous le pseudonyme de Lionel Montal, il écrit Paysage d'hiver et paysage d'âme en 1907. Il écrit par la suite, en 1912, Une Croisade d'adolescents, Petite histoire de Valleyfield, une lettre à Henri Bourassa sur l'enseignement de l'histoire dans les collèges.
L'historien écrivain se veut missionnaire de son « petit
peuple ». Maurice Séguin le décrit ainsi : «
Groulx est le disciple de Henri Bourassa, il voit le Canada comme un grand
pays et une grande patrie dont fait partie la petite patrie du Québec.
Il s'inquiète du sort des minorités françaises en
dehors de la province et blâme le gouvernement central de son inaction
dans ce domaine. La Confédération est saine, parce qu'il
y a un bon partage des pouvoirs entre Ottawa et les provinces, lesquelles
doivent suivre le mouvement donné par la Nation canadienne ».
Dans un article paru dans Le Devoir du 24 mai 1967, Claude Ryan
le décrit ainsi : « Il a été, en somme, le
père spirituel du Québec moderne. Tout ce qui s'est fait
ici depuis quelques années de marquant et de neuf porte l'empreinte
de la pensée de Groulx ».
ARCHIVES ET DOCUMENTS
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