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LA CHANSON D'EXPRESSION FRANÇAISE EN MONTÉRÉGIE Mario Gendron La Montérégie, creuset de la chanson dexpression française
Au fil des ans, la chanson québécoise revêt plusieurs formes, qui non seulement se manifestent avec force en Montérégie mais qui souvent y prennent naissance. À ce titre, deux grands courants typiquement régionaux se démarquent depuis le début de la Deuxième Guerre mondiale jusquaux années 1950, à savoir la Bonne Chanson de labbé Gadbois et la chanson western en français, dont Paul Brunelle et Willie Lamothe, respectivement de Granby et de Saint-Hyacinthe, sont les précurseurs au Québec. Un nouveau cycle, qui traverse la décennie 1950, consacre le déclin graduel de la Bonne Chanson et la montée des chansonniers, avec Félix Leclerc, de Vaudreuil, en tête, tandis que le phénomène western atteint son apogée. Au cours des années 1960, en réponse aux échos que le rockn roll fait entendre au Québec depuis le milieu de la décennie précédente, cest la vague yé-yé qui déferle emportant tous les genres sur son passage. Au cur de cette bruyante et brève tornade culturelle, les Hou-Lops, les Sultans et Jenny Rock, pour ne mentionner que les principaux artistes montérégiens, poussent la chanson dexpression française en territoire inconnu, mettant au défi sa capacité dadaptation. En cette matière, la richesse et loriginalité de lapport régional à la vague yé-yé se prolongent dans la fondation du groupe Offenbach, dont la contribution passe par lintégration de la poésie québécoise à la musique rock. Lorsque est fondée le Festival [international] de la chanson de Granby, en 1969, cela fait trois décennies que la Montérégie contribue de manière originale à la chanson dexpression française. Afin de maintenir et de perpétuer cette tradition, le Festival se donnera comme mandat de favoriser léclosion de jeunes talents de toute la francophonie canadienne; à ce titre, on lui doit davoir stimulé la carrière de plusieurs auteurs-compositeurs, tels Jean Leloup, Luc De Larochellière et Linda Lemay.
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